Plans d’eau de la Plantation : « Habitats » du Vison d’Europe selon art. 6 et 12 et L414-4

La directive Habitat passe par l’Estey de Lugan de la Plantation: l’Eau Bourde et le Parc de Musonville et les Esteys St. Croix et Franc à la Vallée de l’Eau Blanche.

 


Openstreetmaps Villenave d’Ornon – zoomez pour voir de plus près.

en PDF: musonville-plantation

– Les cours d’eau de L’Estey de Franc et de L’Estey Sainte-Croix :

Les cours d’eau des Esteys et les zones humides implantés en zone urbaine, débouchent en rive gauche de La Garonne par le biais d’un réseau dense de canaux, de prairies humides et de boisements hygrophiles. Les palus et les cours d’eau affluents constituent des habitats remarquables pour les mammifères semi-aquatiques. Les connexions avec ces cours d’eau urbanisés s’effectuent grâce à aux ouvrages hydrauliques de la rocade bordelaise. Ceux-ci assurent les déplacements de la petite faune à marée basse. La présence de la Loutre et du Vison d’Europe, espèces protégées au titre de la directive Habitat, a été confirmée sur ce secteur.

– Le bocage humide de Cadaujac et Saint-Médard- d’Eyrans :

Les marais et la rivière de l’Eau Blanche constituent une zone humide et sont des habitats remarquables pour les mammifères aquatiques. La présence de la Loutre et du Vison d’Europe, espèces protégées au titre de la directive « Habitat », a été confirmée sur ce secteur.

(source: departement33-gpso)

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– Plan national de restauration du Vison d’Europe

La Directive « Habitats » impose donc que soit réalisée une évaluation de l’incidence des projets(articles 6 et 12 de la Directive). Le maître d’ouvrage réalisera, en complément de l’APS, une « étude d’incidence » au sens de l’article L414-4 du Code de l’Environnement, qui a pour objectif de garantir que le projet ne porte pas atteinte à la conservation du Vison d’Europe. Cette étude spécifique sera systématiquement menée pour tout projet concernant l’un des réseaux hydrographiques des 11 départements sur lesquels s’applique le plan de restauration. L’état initial doit en revanche comporter une analyse précise des habitats naturels utilisables par le Vison. Les diverses études qui ont été conduites tant en France qu’à l’étranger ont en effet permis de mieux comprendre comment les animaux occupent l’espace et il est possible de repérer les différents milieux qu’ils sont susceptibles d’utiliser préférentiellement (voir page 9). La conservation de ces habitats constitue un enjeu majeur et il s’avère donc nécessaire d’en réaliser une cartographie précise. Les chargés d’étude devront tout d’abord délimiter les zones potentiellement utilisables par le Vison. Il s’agit simplement de tracer le contour des différents types de zones humides, fonds de vallées, berges de cours d’eau,… afin de faire apparaître les grands ensembles naturels qui devront être pris en considération ainsi que leurs interrelations et leur connectivité.

(source: plan national de restauration du vison d’europe)

Brochure_Gestion du Vison


Si la Plantation et la Hourcade seront urbanisées le vison d’Europe ne pourra plus migrer vers le parc de Musonville et ses Esteys, et vers l’eau Bourde, qui figuraient pourtant sur la carte des biotopes à préserver et à restaurer pour le Vison d’Europe.

Les permis de défrichement ont été délivrés sans nouvelles études d’impact, après un recours administratif engagé par l’aménageur contre la Préfecture. Les incidences non-répertoriées, il y figurait quand même l’interdiction de défricher pendant la période reproductive de la faune. Plusieures inspections citoyennes sur place au printemps menaient néanmoins au constat de la présence d’infractions graves. Les associations locales envoyèrent alors au début du mois de juin une lettre et un dossier avec des preuves à la police de l’eau. En vain.

De joyeux opposants tentèrent une occupation et un blocage des tractopelles, en mettant leurs carrières et même leurs vies en danger; en espérant de déclencher une insurrection populaire. En vain encore une fois.

Les pires des craintes concernant les promoteurs se sont désormais confirmés. Ils se sont créé une zone de non-droit bien démarquée. Ce n’est pas la première fois que ces hommes d’affaires jouent au fait accompli: la menace de litiges pèse lourd sur les pouvoirs publics. Ils ne reconnaissent ni la valeur du Vison, ni celle de l’Estey, et ne connaissent que l’appât du gain; se distinguent par leur manque de respect pour la vie locale: pour la nature qui ne s’en remettra pas, pour les Villenavais qui perdent un espace magnifique, et pour les Villenavais futurs qui vont devoir nettoyer et restaurer leurs dégâts. Après moi le déluge est désormais un scénario des possibles.

Et c’est à ça que les militants se sont opposés. Comme la loi leur en donne le droit et le devoir: « Chaque citoyen a le droit et le devoir de veiller à la sauvegarde et de contribuer à la protection de l’environnement » (art L210-2 du Code de l’Environnement).

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